Les troubles du rythme cardiaque constituent l'un des problèmes les plus courants en cardiologie clinique. Ils engagent parfois le pronostic vital et peuvent être à l'origine de symptômes handicapants, mais sont désormais souvent curables par des traitements extrêmement efficaces, grâce à des médicaments, des interventions (par chirurgie ou cathéter) ou l'implantation de dispositifs (pacemaker, défibrillateur). Le laboratoire d'électrophysiologie de La Tour peut compter sur des techniques de pointe pour :
1.L'évaluation non-invasive (Holter cardiaque, test d'effort, électrocardiogramme à haute amplification, mesure de la variabilité sinusale et de l'intervalle QT) ;
2.Les techniques invasives (études électrophysiologiques, ablation par radio-fréquence, implantation de pacemaker, utilisation de défibrillateurs automatiques implantables et chirurgie).

Les troubles du rythme cardiaque peuvent apparaitre à tout âge et accompagner une autre cardiopathie ou survenir sur un cœur sain. La sévérité d'une arythmie dépend principalement à la fois de la cardiopathie sous-jacente et de ses conséquences hémodynamiques (palpitations, douleur thoracique, dyspnée, perte de connaissance ou même mort subite).
En cas de bradycardie (ralentissement du rythme cardiaque), il convient de rechercher un trouble de la génération ou de la transmission de l'impulsion électrique dans le cœur. Lorsque ces problèmes sont suffisamment importants et/ou induisent des symptômes handicapants, ils peuvent être corrigés par l'implantation d'un pacemaker permanent. En outre, des progrès récents dans ce domaine ont permis d'élargir l'utilisation des pacemakers pour prévenir certains types d'arythmies rapides (tachycardie atriale) et traiter certains patients souffrant d'insuffisance cardiaque sévère.
La tachycardie supraventriculaire paroxystique consiste en des accélérations soudaines du rythme cardiaque causant des palpitations, un malaise et parfois même des pertes de connaissance. Ces tachycardies sont en grande majorité liées soit à des anomalies des voies de conduction, soit à des foyers anormaux dans le muscle cardiaque qui développent une activité électrique autonome. Ces deux
anomalies peuvent généralement être précisément neutralisées à l'aide d'un courant électrique envoyé par un cathéter (ablation par radio-fréquence). Une telle procédure prend une à deux heures et peut être faite à travers la peau, en n'utilisant que des cathéters et une anesthésie locale. Le séjour dure généralement 24 heures, et certaines des interventions les moins complexes peuvent même être réalisées sur moins de 12 heures. Les taux de réussite de la plupart des procédures d'ablation sont compris entre 95 et 97 %, avec un taux de complication très bas (autour de 1 %). Beaucoup d'arythmies peuvent être approchées de cette manière (tachycardies atriales, tachycardies jonctionnelles, voies accessoires, flutter atrial et fibrillation atriale).
Les tachycardies ventriculaires s'accompagnent en général de dysfonctionnements plus graves du muscle cardiaque, sont plus dangereuses et peuvent s'assortir d'épisodes de perte de connaissance ou causer une mort subite. Elles font partie des complications tardives les plus dangereuses des crises cardiaques graves. Même si certains médicaments peuvent être utiles dans cette situation, le meilleur traitement passe actuellement par l'implantation d'un défibrillateur automatique. Il se présente sous la forme d'une boîte métallique très semblable à un pacemaker qui est raccordée au cœur par des câbles et peut être implantée sous la peau. Il est ensuite capable de détecter les perturbations majeures du rythme, afin de délivrer un choc électrique bref sur le cœur pour restaurer un rythme régulier et normal. L'implantation d'un système de ce type impose un séjour à l'hôpital pour 24 à 48 heures.

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Dernière modification le 15 décembre 2015.

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