| Physiothérapie et école du dos, approches à la fois curatives et préventives de nouvelles douleurs, suffisent dans la plupart des cas. Le recours à la chirurgie n'est indispensable qu'en cas de déficit neurologique. Cependant, même sans atteintes neurologiques, quand toutes les solutions on été épuisées - médicaments, physiothérapie du dos, prise en charge par un centre spécialisé pendant six mois, voire un an - l'opération peut devenir la solution.
Aujourd'hui, la chirurgie du dos ne doit plus faire peur. Les techniques qu'elle utilise ont été éprouvées et améliorées sans cesse depuis près d'un quart de siècle avec des résultats de plus en plus probants. On sait non seulement bloquer les segments douloureux de la colonne ou remplacer par des prothèses les disques intervertébraux usés, mais surtout, on est maintenant capable, par un système de stabilisation souple, de neutraliser leurs mouvements sans altérer la mobilité. L'objectif est de doter les vertèbres concernées de véritables amortisseurs. Des vis en titane, entre lesquelles passe un cylindre en PCU traversé par un hauban en PET, stabilisent les segments vertébraux concernés.
Une telle solution, dont les suites opératoires sont plus simples et rapides que les autres, permet et nécessite même, de se remettre très vite à bouger pour tourner le dos une bonne fois aux douleurs dorsales.
D'autres techniques sont à notre disposition pour "stabiliser" les vertèbres lors de tassements ou de fractures, en particulier chez les patients souffrants d'ostéoporose. Il s'agit de la vertébroplastie ( injection de ciment acrylique dans le corps vertébral) et de la cyphoplastie. Cette dernière consiste à réduire le tassement vertébral par introduction de sondes à ballonnet dans le corps vertébral, suivie par l'injection de ciment acrylique pour stabiliser la réduction, réalisant ainsi une sorte de "plombage" de la vertèbre. Si la vertébroplasie peut être réalisée en salle de radiologie, la cyphoplastie doit se dérouler en salle d'opération et sous anesthésie générale. Ces deux techniques, apparentées à première vue, ont cependant des indications spécifiques, les risques de fuites de ciment acrylique dans le canal médullaire n'étant pas négligeables dans certains cas.
Propos recueillis auprès du Dr Philippe Bédat, chirurgien orthopédique
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[agrandir]Spondylodèse intersomatique par bloc de titane et instrumentation postérieure
[agrandir]Système de stabilisation dynamique |