Nous nous engageons depuis toujours en faveur de la qualité, comme le démontre déjà notre rapport 2015. Nous continuons à nous investir dans ce domaine avec la mise en place de diverses mesures spécifiques. Dans ce contexte, nous présenterons chaque trimestre un projet qualité implémenté au sein de l’institution et s’intéressant en particulier aux processus de soins.

Transparence et comparabilité au service de la qualité

Dans les dispositions mises en place, nous nous engageons d’abord à une publication transparente d’indicateurs fournis par l’Association nationale pour le développement de la qualité dans les hôpitaux et les cliniques (ANQ). Celle-ci coordonne et réalise des mesures uniformes portant notamment sur les hospitalisations en médecine somatique aiguë. En effet, aujourd’hui chacun s’accorde à dire que la transparence et la comparabilité constituent des éléments fondamentaux pour l’amélioration de la qualité. Toutefois, lorsqu’il s’agit de communiquer les résultats, il est nécessaire que les comparaisons entre les hôpitaux soient équitables. Malheureusement, il n’existe pas encore d’indicateur de qualité polyvalent, capable de donner une information objective quant à la qualité globale d’un hôpital et permettant un classement juste de différents établissements de santé. En revanche, la publication transparente de certains indicateurs permet de mettre en exergue un problème et de déclencher des processus d’amélioration en fournissant des arguments en faveur des investissements et de la mise au point de stratégies.

 

« Less is more »

Par ailleurs, pour renforcer notre démarche qualité, nous intégrerons dans nos mesures, non pas uniquement les résultats cliniques, mais aussi les processus de soins médicaux afin de standardiser nos pratiques. Ceci s’inscrit dans le cadre du mouvement « Smarter medicine Choosing wisely Switzerland » que nous soutenons et dont l’objectif est d’identifier des interventions médicales auxquelles les médecins recourent trop fréquemment, mais qui ne sont pas soutenues par des preuves et n’apportent pas de réelle plus-value pour le patient. Ce mouvement repose sur le concept du «less is more », invitant à reconnaitre qu’un excès de traitement amène parfois plus de risques que de bénéfices. Il s’agit non seulement d’un défi intellectuel mais aussi d’une véritable opportunité de promouvoir la médecine durable et la sécurité des patients.

 

PD Dr med. Omar Kherad, médecin chef du service de médecine interne