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Gonarthrose ou arthrose du genou

La gonarthroseCorrespond à une usure de l'articulation du genou par destruction progressive du cartilage est l’appellation scientifique de l’arthrose du genou, qui correspond à une usure de l'articulation par destruction progressive du cartilage. Les os du genou sont recouverts d’une fine couche de tissu cartilagineux qui fait office de tampon à la jointure des articulations. Lorsqu’il s’use, les os frottent les uns contre les autres, d’où l’apparition de douleurs et une réduction de la mobilité. C’est ce qu’on appelle la gonarthrose ou arthrose du genou.

L’arthrose du genou se développe soit au niveau de l’articulation entre le fémur et la rotule (35 % des cas), soit dans l’articulation entre le fémur et le tibia (65 % des cas). Si la gonarthrose concerne l’articulation tout entière, elle est dite globale. Il s’agit en tous les cas d’une maladie chronique, affectant le plus souvent les deux genoux en même temps.

Symptômes de la gonarthrose

La gonarthrose est la troisième forme d’arthrose la plus courante, et l’une des plus invalidantes. La maladie s’installe souvent de manière progressive. Dans un premier temps, elle occasionne une gêne et des douleurs lors des mouvements. Ces symptômes ont tendance à être plus marqués lorsque l’articulation est sollicitée (marche, montée ou descente d’escaliers, port d’une lourde charge, etc.) et s’estompent en position assise ou couchée. Les personnes se plaignent souvent de se réveiller le matin avec une raideur au niveau du genou et d’avoir besoin d’un peu de temps pour se « dérouiller ».

À un stade avancé, les douleurs peuvent se manifester durant l’ensemble de la journée. Grosseurs, gonflements et/ou craquements à l’intérieur des articulations sont également associés à la gonarthrose.

Causes de la gonarthrose

Dans la plupart des cas, l’arthrose du genou est causée par la coexistence de plusieurs facteurs. Ce sont essentiellement un défaut d’axe des jambes, une mauvaise posture et/ou une sollicitation excessive de l’articulation (surpoids, port de lourdes charges). Le manque d’activité physique peut aussi jouer un rôle.

Il est probable que cette affection soit beaucoup plus fréquente que les cas annoncés. Elle peut en effet rester asymptomatique (c'est-à-dire que la personne atteinte ne le sait pas). Sa découverte est alors fortuite et se fait par hasard lors d'autres examens médicaux.

Facteurs de risque

Le surpoids figure en tête de liste des facteurs de risque de la gonarthrose, avec l’usure articulaire*Désigne l’altération progressive des cartilages présents dans les articulations et les lésions ligamentaires*Le ligament est un tissu très résistant qui permet de relier les différents éléments d’une articulation (or, cartilage). Certains accidents (sportifs notamment) peuvent entraîner des lésions des ligaments, voire leur déchirure, ce qui peut nécessiter un traitement chirurgical imputables à la pratique d’un sport qui sollicite fortement les genoux (p.ex. football, rugby) ou à l’exercice d’un métier à risque de ce point de vue (manutention). Typiquement, une gonarthrose peut se déclarer chez un sujet jeune après un traumatisme tel qu’une rupture du ligament croisé antérieur du genou, ou l’ablation du ménisque.

Plus généralement, la prévalence de l’arthrose du genou augmente avec l’âge ; elle est aussi plus fréquente dans la population féminine, en particulier après la ménopause. Enfin, on retrouve souvent une déformation anatomique portant sur l’axe de la jambe, avec les genoux partants soit vers l’extérieur (jambes en X) soit vers l’intérieur (en forme de parenthèses).

Traitement de l’arthrose du genou

D’après les standards médicaux, l’opération qui consiste à implanter une prothèse du genou peut être envisagée lorsque les traitements non chirurgicaux n’ont pas donné de résultats satisfaisants. C’est donc une chirurgie de dernier recours.

Dans un premier temps, les traitements non invasifs doivent être privilégiés. Ce sont entre autres :

  • l’utilisation d’une genouillère,
  • un coaching nutritionnel et diététique (en cas de surcharge pondérale),
  • la mobilisation de l’articulation par des exercices de kinésithérapie*Discipline paramédicale qui traite les affections osseuses, articulaires ou musculaires, grâce des mouvements imposés et des massages adaptés,
  • la prescription d’antidouleurs, d’anti-inflammatoires et d’infiltrations (p.ex. corticoïdes).

Si ces mesures ne suffisent pas à soulager les douleurs, à réduire l’inflammation articulaire et donc à préserver la mobilité du genou, le recours à une prothèse de genou peut se justifier. Cet implant vient remplacer les parties défaillantes du genou pour permettre un appui stable et restituer à l’articulation une certaine mobilité. Il est parfois possible de poser une prothèse partielle.

Évolution et complications possibles

La gonarthrose est une maladie dégénérative, ce qui signifie que les symptômes s’aggravent en l’absence de prise en charge, aboutissant à une péjoration marquée de la qualité de vie. Le traitement chirurgical de l’arthrose du genou qui consiste à implanter une prothèse est bien maîtrisé, mais comporte quelques risques (p.ex. infections, hémorragies postopératoires, thrombose veineuse*Formation anormale d’un caillot de sang dans une veine ce qui empêche la circulation du sang. Elle peut entraîner des complications graves si elle n'est pas traitée convenablement ou encore descellement de la prothèse*Une prothèse du genou est composée de plusieurs éléments. Avec le temps, la tenue de la prothèse dans l’os peut se détériorer et provoquer un descellement de la prothèse. Dans ce cas, un décalage se crée alors entre l’os et la prothèse. Le descellement peut être provoqué par l’usure naturelle mais également à cause d’une infection ou d’un mauvais positionnement des implants à long terme).

Prévention de la gonarthrose

Le meilleur moyen de lutter préventivement contre l’arthrose du genou est de soigner son hygiène de vie :

  • bouger suffisamment, en choisissant une activité physique qui ménage les articulations (vélo, aquafit), 
  • manger sainement et surveiller son poids,
  • limiter la consommation d’alcool, 
  • éviter de porter trop souvent de lourdes charges, 
  • observer les conseils du médecin en matière d’économie articulaire et aménager l’ergonomie de son poste de travail au besoin, 
  • s’abstenir de fumer.

Il est particulièrement important d’entretenir la musculature qui enveloppe l’articulation en restant physiquement actif.

Quand contacter le médecin ?

Une raideur matinale au niveau du genou, des douleurs articulaires à l’effort, un gonflement de l’articulation sont des signes qui traduisent une détérioration du cartilage*Le cartilage est un tissu dense et élastique que l’on trouve à la jonction de nombreux os du corps humain. Il sert à amortir les chocs liés au mouvement et justifient une consultation.

La prise en charge à l’Hôpital de La Tour

Le diagnostic de la gonarthrose requiert un bilan clinique complet, avec un historique du patient (anamnèse) et des examens d’imagerie médicale. Ce diagnostic sera effectué par un rhumatologue, un médecin du sport ou encore un chirurgien du genou. Ces examens permettent d’évaluer le degré d’évolution et la gravité de la maladie. Il s’agit aussi pour le médecin d’exclure la présence d’une autre pathologie qui pourrait expliquer les symptômes. À noter qu’il n’existe pas de marqueur sanguin de l’arthrose du genou ; les analyses sanguines ne sont donc pas nécessaires pour pouvoir poser le diagnostic. 

Le chiffre

L’implantation d’une prothèse de genou est l’une des opérations le plus souvent pratiquées. Il s’en effectue chaque année environ 16'000 en Suisse, 40’000 en France et 650'000 aux États-Unis.

Le saviez-vous ?

Les prothèses du genou sont ajustées au millimètre près pour correspondre parfaitement à l’anatomie du patient. Elles sont fabriquées en métal et en polyéthylène, ce qui explique leur poids légèrement supérieur (+300 grammes) à celui d’une articulation naturelle.

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