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Taux de révision à 2 ans des prothèses (hanche et genou)

En Suisse, plus de 20 000 interventions de remplacement d’articulations de hanche et de genou sont réalisées chaque année dans 150 hôpitaux. Les données de ces interventions sont collectées dans un registre national (SIRIS). L’accent est mis sur les taux de révision dans les deux ans qui suivent la première intervention chirurgicale. Ce taux est particulièrement pertinent car il donne des indications sur la qualité des produits implantés et des interventions.

Introduction

Depuis 2012, l’Hôpital de La Tour participe à la collecte des données dans le registre national SIRIS mis en place par la Fondation pour l’assurance de qualité en médecine des implants.  

Pour la première fois, en 2021, les évaluations pour chaque hôpital sont publiées de manière transparente sur le portail Web de l’Association nationale pour le développement de la qualité dans les hôpitaux et cliniques (ANQ). Toutes les prothèses primaires implantées entre le 1er juillet 2014 et le 30 juin 2018 ont été analysées, et les révisions éventuelles ont été observées jusqu’au 30 juin 2020. 

17 systèmes d’implants présentent un taux de révision à 2 ans élevé, mais ils ne sont pas corroborés par les statistiques dans tous les cas. Un taux élevé peut avoir de nombreuses raisons possibles. Celles-ci peuvent être liées au matériel lui-même, au chirurgien, au suivi ou au comportement des patientes et patients après l’intervention chirurgicale.

Retrouvez le registre des implants SIRIS hanche et genou de l'année 2019 sur le site de l'ANQ, en cliquant ici.

Un registre similaire a été mis en place en janvier 2021 pour les implants du rachis.  

0.7%

Taux de révision à 2 ans des prothèses de hanche et genou à l'Hôpital de La Tour

2.5%

Moyenne nationale du taux de révision à 2 ans des prothèses de hanche

3.4 %

Moyenne nationale du taux de révision à 2 ans des prothèses de genou

Mesures prises à des fins d'amélioration

Comme pour les autres indicateurs pertinents, l’Hôpital de La Tour a décidé de mettre en place un suivi interne afin d’être plus réactif pour détecter d’éventuels problèmes de qualité et de mettre en place les mesures correctrices adéquates, et ce, sans attendre nécessairement l’analyse et la publication des résultats au niveau national. Cela nous a déjà permis par exemple d’améliorer la qualité des données saisies dans le registre SIRIS ainsi que leur complétude.