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25.01.19

Connaissez-vous la différence entre l’intolérance au blé et l’allergie au blé ?

Nutrition
Il existe plusieurs types de réactions possibles au blé, qui ne relèvent pas du même mécanisme : l'intolérance au blé, aussi appelée maladie cœliaque, et l'allergie au blé. Bien que les symptômes puissent parfois se ressembler, ces deux affections se distinguent par leur origine, leur diagnostic et leur prise en charge.

L'intolérance au blé, ou maladie cœliaque

La maladie cœliaque est une réaction dans laquelle le système immunitaire reconnaît certaines protéines du blé comme néfastes et les combat. L'intestin est le premier organe touché, ce qui entraîne une diminution de ses capacités d'absorption des nutriments. C'est un problème de santé largement sous-diagnostiqué, qui toucherait environ 1 % de la population. Cette intolérance nécessite un régime bannissant à vie la farine de blé et ses dérivés.

L'allergie au blé : deux formes possibles

L'allergie à la farine de blé, qui implique des anticorps IgE (des anticorps produits par le système immunitaire lors d'une réaction allergique), peut toucher toute personne consommant des produits à base de blé. Il en existe deux formes : une allergie alimentaire et une allergie respiratoire.
La forme alimentaire est la plus fréquente ; elle peut apparaître dès l'allaitement chez le nourrisson, ce qui implique alors que la mère supprime le blé de son alimentation. La forme respiratoire, elle, concerne surtout les professionnels exposés à la farine, comme les boulangers. L'allergie au blé peut également entraîner des réactions à d'autres céréales, notamment le seigle et l'orge, et dans une moindre mesure l'avoine.

Symptômes et diagnostic

Les symptômes de l’allergie à la farine de blé se déclarent le plus souvent peu de temps après l’ingestion, avec notamment des nausées et des vomissements, mais il existe aussi des symptômes tardifs tels que l’urticaire, l’eczéma ou encore l’asthme. Le diagnostic repose sur l'observation des symptômes, des tests cutanés, le dosage des anticorps IgE spécifiques et, en l'absence d'antécédent de réaction sévère, un test de provocation orale.

Régimes d'éviction : quelles différences dans l'évolution ?

Comme pour la maladie cœliaque, l'allergie à la farine de blé nécessite d'adopter une alimentation sans trace de blé, un régime difficile à suivre au quotidien, car le blé et ses dérivés sont présents dans de nombreux aliments.
La différence essentielle se situe dans l'évolution : contrairement à la maladie cœliaque, l'allergie à la farine de blé tend à s'atténuer avec le temps grâce au régime d'éviction, ce qui permet dans la majorité des cas une réintroduction progressive du blé.

 

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre l'intolérance au blé et l'allergie au blé ?

L'intolérance au blé (maladie cœliaque) est une réaction du système immunitaire aux protéines du blé qui abîme l'intestin, tandis que l'allergie au blé implique des anticorps IgE et provoque des réactions plus immédiates comme des nausées ou de l'urticaire.

Combien de personnes sont concernées par la maladie cœliaque ?

La maladie cœliaque toucherait environ 1 % de la population, mais elle reste largement sous-diagnostiquée.

L'allergie au blé touche-t-elle uniquement l'alimentation ?

Non. Il existe une forme alimentaire, la plus fréquente, et une forme respiratoire observée principalement chez les personnes exposées professionnellement à la farine, comme les boulangers.

Peut-on guérir d'une allergie au blé ?

Dans la majorité des cas, oui : contrairement à la maladie cœliaque, l'allergie au blé tend à s'atténuer avec le régime d'éviction, ce qui permet souvent une réintroduction du blé par la suite.

Comment l'allergie au blé est-elle diagnostiquée ?

Le diagnostic repose sur les symptômes rapportés, des tests cutanés, le dosage des anticorps IgE spécifiques et, si nécessaire, un test de provocation orale.