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06.07.21

Comment éviter l'infarctus

Cardiologie
Des recherches montrent qu’il est en principe possible d’éviter un infarctus en suivant un petit nombre de règles de vie. Explications.

Il est difficile de changer radicalement de style de vie du jour au lendemain, mais on peut améliorer certaines habitudes susceptibles de faire une différence dans la prévention de l’infarctus. En effet, de nombreuses recherches ont prouvé l’efficacité de quelques règles hygiéno-diététiques relativement faciles à mettre en place au quotidien. Pas besoin de suivre un régime strict, la modération prévaut. Il est possible de réduire son risque de crise cardiaque de manière volontariste!

Voici les recommandations validées par les cardiologues :

1. Contrôlez ou faites contrôler régulièrement votre tension artérielle et votre taux de cholestérol

L’hypertension et l’hyperlipidémie sont deux facteurs de risque majeur d’infarctus et sont faciles à tester. N'hésitez pas à le faire!

2. Mangez sainement

Ne fixez pas d’interdit, mais inspirez-vous du régime méditerranéen qui fait la part belle aux fruits, aux légumes, aux céréales et à l’huile d’olive, avec une consommation modérée de poisson, de volaille et de produits laitiers, ainsi qu’une cuisson à la vapeur plutôt qu'au beurre ou en friture. Pour mettre toutes les chances de votre côté, privilégiez les denrées produites de manière écologique, et tâchez de maintenir cette hygiène diététique dans le temps ; au besoin, faites-vous accompagner par un.e diététicien.ne. Les aliments déconseillés sont les viandes rouges, les graisses animales et les aliments gras d’une manière générale, comme la charcuterie et les plats précuisinés.

Si vous souffrez de surpoids, sollicitez l’aide d’un professionnel pour maigrir. L’embonpoint est un facteur de risque majeur d’infarctus et autres problèmes cardiaques.

3. Bougez

Les personnes qui manquent de mouvement sont particulièrement à risque. La marche est un loisir accessible à tout un chacun, même après de longues années de sédentarité. La régularité de la pratique est importante, car elle permet de potentialiser les effets positifs d’une activité physique : au moins cinq jours par semaine si possible, et tous les jours dans l’idéal. Si vous n’avez pas beaucoup de temps, vous pouvez exploiter chaque opportunité de bouger un peu, par exemple en prenant les escaliers plutôt que l’ascenseur, en renonçant à la voiture pour les petits trajets et en privilégiant les balades à pied durant vos loisirs. Variez les activités, votre cœur vous en sera reconnaissant !

4. Ne fumez pas, et si vous le faites, tâchez d’arrêter

Le tabagisme triple en effet le risque de décès par infarctus ou autre maladie cardiaque. La quantité fumée a très peu d'effets: quelques cigarettes suffisent déjà à augmenter vos risques d'infarctus et seule l'abstinence vous protège vraiment.

Même si vous ne développez pas de maladie grave, la consommation de tabac altère vos capacités cardiorespiratoires à l’effort en empêchant une bonne oxygénation des organes et des muscles. Chez les femmes, la fumée annule de surcroît l’effet protecteur que jouent les hormones sexuelles contre le risque de maladies cardiovasculaires jusqu’à la ménopause.

Il n’est jamais trop tard pour arrêter de fumer, et les bénéfices du sevrage tabagique sont rapides : au bout d’une année sans tabac, le risque d’infarctus du myocarde est déjà diminué de moitié.

5. Buvez avec modération

On a souvent entendu dire qu’un petit verre de vin rouge était bon pour le cœur ; malgré cet adage populaire, on sait aujourd'hui qu'une consommation excessive constitue un facteur de risque d’hypertension artérielle et donc de maladies cardiaques.

Les professionnels de la prévention ont donc adapté leur discours et affirment aujourd’hui que l’idéal serait de ne pas boire du tout. L'abstinence a d'ailleurs des effets reconnus sur la santé. Sans aller jusque là, tâchez de garder une consommation modérée. Inutile d’ajouter que les drogues récréatives ne sont généralement pas bonnes non plus pour votre cœur.

6. Mettez des limites pour réduire le stress

Certaines personnes ont du mal à ne pas se laisser envahir par leur travail ou leurs obligations familiales. Or, on retrouve souvent un état de stress chez les patients victimes d’infarctus. Le rôle du psychisme est si déterminant qu’il a motivé la création d’une nouvelle discipline : la psychocardiologie. L'American Heart Association (AHA) considère la dépression comme un facteur de risque après une crise cardiaque, et le stress entrerait en ligne de compte dans près d’un tiers des infarctus.