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25.02.22

Chute sur le poignet : attention aux fractures

Sport
Les fractures du poignet, de la main ou des doigts sont assez fréquentes en cas de chute ou de coup. Le plus souvent, la chirurgie n’est pas nécessaire.

De nombreux accidents de la vie quotidienne sont susceptibles de provoquer une fracture du poignet. Les occasions ne manquent pas, puisque nous utilisons constamment nos mains pour prendre, déplacer ou poser des objets… et aussi pour nous rattraper en cas de chute.
La chute est la cause la plus fréquente de fracture du poignet ou de la main. En cas de mauvaise réception, le traumatisme peut survenir au moment de l’impact au sol ou par écrasement. Il est déconseillé d’essayer de remettre soi-même en place un doigt démis. Mieux vaut consulter un médecin en cas de problème manifeste.

Les fractures du poignet ou de la main sont de divers types. En cas de chute le poing fermé ou de coup violent donné avec la main, les os de la paume de la main (métacarpiens) peuvent être touchés. La fracture de la dernière phalange (celle sur laquelle pousse l’ongle) est courante, mais elle se rétablit souvent naturellement en quelques semaines. En effet, en recouvrant une bonne partie de la phalange, l’ongle sert en quelque sorte d’attelle pour stabiliser l’os fracturé, ce qui facilite la guérison. Chez l’adulte, l’une des fractures les plus fréquentes concerne le poignet, ou plus exactement les os de l’avant-bras, le radius et le cubitus. Il est vivement recommandé de consulter lorsque le poignet ou la main prend un aspect inhabituel, « tordu ». Dans ce cas, il est probable qu’un os a été déplacé.

L’examen chez le médecin comporte une inspection (aspect de la blessure), une palpation et enfin une radiographie. Il est rare que des tests plus poussés soient nécessaires, mais cela peut être le cas pour affiner le diagnostic en cas de lésion compliquée (p.ex. os déplacés, fragments d’os).
Le plus souvent, la fracture est dite fermée et la prise en charge consiste à immobiliser l’os ou les os touchés pour leur permettre de se consolider dans le bon angle ou bon emplacement. C’est ce qu’on appelle l’approche conservatrice. Les techniques utilisées varient : parfois, on attache simplement les doigts fracturés ensemble ; ou alors on pose un plâtre rigide. La durée de ces mesures excède rarement un mois. Le patient est supposé garder son poignet ou sa main au repos pendant ce temps-là, afin d’éviter un risque de complication qui prolongerait le temps de rééducation.

Certaines factures instables nécessitent un traitement orthopédique impliquant une immobilisation avec un plâtre ou une résine pendant quatre à six semaines, selon la gravité de l’atteinte. Il est important d’immobiliser les articulations au-dessus et en dessous de l’os fracturé. En résumé, si le déplacement de l’os ou des os n’est pas trop important, l’approche conservatrice est généralement suffisante. Dans le cas contraire, il convient d’envisager un traitement par chirurgie.

Il existe plusieurs types de techniques et de matériel pour stabiliser chirurgicalement une fracture du poignet ou de la main causée par un traumatisme comme une chute ou un choc. On peut par exemple fixer des plaques et des clous (broches) qui seront soit retirés, soit laissés en place une fois que la blessure sera guérie, ou utiliser un fixateur externe (armature métallique montée à l’extérieur du membre et rattachée à la fracture par des tiges traversant la peau). L’intérêt de cet appareillage est d’éviter que l’os ou les os fracturés ne soient en contact direct avec le matériel chirurgical. C’est l’option que l’on choisit souvent pour limiter le risque infectieux en cas de fracture ouverte, lorsque les dégâts cutanés sont importants et que les tissus ont potentiellement été souillés. La fracture ouverte nécessite en tous les cas une intervention rapide pour empêcher une infection.

À noter que le poignet et la main comptent 27 os, dont 8 carpiens, 5 métacarpiens et 14 phalanges qui assurent conjointement leur flexibilité et leurs capacités de mouvement. À cela s’ajoutent de nombreuses structures ligamentaires et tendineuses qui en garantissent la stabilité latérale, sans compter les muscles indispensables à la force. Tout cela explique la diversité des fractures du poignet et de la main.

Nous vous rappelons que les spécialistes du centre de médecine du sport l’Hôpital de La Tour se tiennent à votre disposition si vous souhaitez être pris en charge pour cette pathologie.